Parc National du Makgadikgadi

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by Arnaud Fleury

Parc National du Makgadikgadi

Les pans salés de Makgadikgadi sont les plus grands pans salés du monde et présentent une étendue unique de paysages d’une beauté naturelle fascinante sur plus de 16 000 km². Son histoire géologique et climatique est dramatique puisqu’à l’origine, s’y trouvait le paléo lac du Makgadikgadi, une des plus grandes mers intérieures au monde, avec une superficie de plus de 90 000 km2. Les pans (dépressions salines) du Makgadikagadi, Nxai pans, Ntwetwe et Sua ont été formés par l’assèchement du paléo lac il y a plusieurs milliers d’années. Cet assèchement est consécutif à des mouvements tectoniques qui privèrent le paléo lac de son approvisionnement en eau par le fleuve Okavango, ce qui généra de la même façon la formation du Delta de l’Okavango.

Suricates Parc National du Makgadikgadi

Aujourd’hui les principales ressources en eau sont la rivière Nata et la rivière Boteti, seul bras du Delta de l’Okavango à venir jusqu’ici.

Il s’agit de l’un des habitats écologiques les plus variés d’Afrique, proposant des scénarios pleins de contrastes entre la saison sèche et la saison des pluies. C’est une des 2 seules aires de reproduction et d’alimentation des flamants roses d’Afrique Australe (Soa Pan), et, bien sûr, le théâtre de l’une des migrations les plus spectaculaires de zèbres et de gnous d’Afrique accompagné d’une cohorte de prédateurs.

Les pans du Makgadikgadi possèdent des preuves de l’habitation humaine et de l’utilisation traditionnelle des terres datant du début de l’âge de pierre aux temps actuels. L’un des villages préhistoriques recensés contient l’une des plus grandes concentrations de matériels culturels comprenant 500 structures murales en pierre et 450 cairns en pierre.

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La migration des zèbres du Makgadikgadi

L’écosystème de Makgadikgadi est le cadre d’une autre migration spectaculaire.

Chaque année, de 20 000 à 25 000 zèbres des plaines et entre 3000 et 10 000 gnous bleus font des migrations saisonnières relativement courtes entre la rivière Boteti et la zone à l’Est du parc national du Makgadikgadi.

Durant la saison sèche, les deux espèces sont dépendantes de l’eau de la rivière Boteti puisqu’ils doivent boire quotidiennement. Ils se trouvent ainsi tiraillés par un dilemme entre leur besoin de boire et de se nourrir car les pâturages autour de la rivière se retrouvent vite épuisés. Chaque jour, ils doivent se déplacer de plus en plus loin pour satisfaire leurs besoins énergétiques. A cette époque de l’année, les zèbres parcourent en moyenne une distance de 15 à 30 kilomètres depuis la rivière.  Dès les premières pluies d’été, un exode de masse des herbivores se met en place depuis les bords de la rivière Boteti vers l’Est du parc, en direction des prairies salvatrices.

Les herbes nutritives permettent à ceux qui ont survécu à la saison sèche et aux prédateurs de commencer à reprendre du poids. Les femelles mettent bas dans ce lieu d’abondance essentiel à leur survie.

Lorsque les pans s’assèchent, les zèbres et les gnous retournent à la rivière Boteti, car à cette période de l’année, la rivière Boteti se gonfle des eaux de crues du Delta de l’Okavango.  Les pâturages régénérés permettent une fois de plus aux troupeaux de subsister, avant que le cycle migratoire se répète à nouveau…

Parc National du Makgadikgadi migration

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